Mise en jeu de la responsabilité du professionnel de pose de panneaux solaires: la Cour de cassation fragilise le secteur de l'énergie photovoltaïque Questions à Jean-Pascal Pham-Ba, Co-fondateur et Secrétaire général de Solairedirect.Le 8 mars 2012, dans un arrêt publié, la première chambre civile de la Cour de cassation a retenu la responsabilité d'une société de pose de panneaux solaires qui a présenté, dans un devis, un calcul erroné de crédit d'impôt afférent à ces installations à sa cliente. Le cas est classique : le professionnel présente un devis à sa cliente, intéressée par la pose de panneaux solaires sur son habitation. L'État encourage ce type d'installation, et a prévu, pour cela, qu'un crédit d'impôt bénéficie au propriétaire de l'habitation ainsi équipée. Selon le professionnel, ce crédit d'impôt est très avantageux, et il présente à sa cliente un chiffre, tout en lui faisant part de son caractère indicatif. Or, une fois, la pose opérée, l'État verse à la propriétaire un crédit d'impôt dont le montant est moins élevé que le chiffre calculé par la société. La cliente saisi les tribunaux. Pour la première fois, la Cour de cassation retient la responsabilité du professionnel, qui aurait dû mieux conseiller sa cliente. Les arguments respectifs des parties posent la question de savoir quand le devoir d'information et de conseil du professionnel cesse, et quand la diligence d'une partie à un contrat n'est plus obligatoire. Pour répondre à cette question, et aux autres interrogations que soulève cet arrêt, LEXBASE Hebdo - édition fiscale a rencontré Jean-Pascal Pham-Ba, Co-fondateur et Secrétaire général de Solairedirect. Lire l'interview
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